Baudouin Havaux
DIVERS

Osez le rosé

Nombreuses sont les raisons de la popularité croissante des rosés. Réchauffement climatique, étés plus chauds, arrivée sur le marché de jeunes consommateurs à la recherche de boissons faciles, amusantes et glamour, l’augmentation de qualité ou l’excellente campagne de marketing menée par la Provence au cours de ces 25 dernières années.

Au départ le rosé s’est vendu comme un vin simple et amusant qui ne nécessitait pas de connaissances approfondies. Il ne fallait pas être un grand connaisseur, ni maitriser le tableaux des millésimes, ni disposer d’un grand budget. Le marketing a mis en avant l’image d’un style de vie chic mais décontracté, relayé par les réseaux sociaux. Le succès du rosé suit d’ailleurs la montée en puissance d’Instagram.

A la question de savoir si le rosé est toujours une boisson plutôt féminine, Elizabeth Gabay, Master of Wine et experte en vins rosés confirme que c’est un choix féminin dans de nombreux endroits de consommation, mais pas partout. Par contre le rosé a cessé d’être un vin exclusivement d’été. De Pâques à l’automne, la saison est longue et il existe des rosés plus charpentés et plus corpulents à consommer tout au long de l’hiver. En terme d’origine, la Provence reste toujours la plus recherchée. Le « style Provence » est très populaire bien que l’on puisse se demander si le consommateur sait toujours ce qu’est un style Provençale, à part le fait qu’il soit extrêmement pâle. Il existe également des rosés très populaires dans d’autres régions que vous pourrez découvrir ci-dessous. On ne parle pas du rosé au singulier, car les styles de rosés sont en train de devenir aussi diversifiés que pour les rouges ou les blancs. Le pétillant représente un secteur en plein expansion, le rosé sec et frais reste un classique, le rosé naturel « funky » développe un petit marché hipster, on voit également émerger des rosés ultraprémium proposés aux prix des Grands Crus et la prochaine tendance pourraient venir des rosés doux comme le cabernet d’Anjou.

Cinq Top Rosés à déguster avant la fin de l’été :

– Valtenesi Contithun ‘Micaela’, Rosato, Riviera del Garda Classico DOC, Italie, 2021.
A base de Barebra, Sangiovese et d’autres cépages locaux comme le Gropello. Nez délicat et épicé aux arômes de petits fruits rouges des bois. Bouche fraîche et subtile et finale bien sèche et nette. (13%)

Chez Vintology.be, prix :15,25 €

– La Beaume Rosé, Languedoc, France, 2020.
Nez frais et légèrement salé, en bouche des fruits rouges d’été. Une finale nette et précise. (12,5%)

Chez Okay, prix : 7,89 €

– Caprice des Anges ‘Cœur de Gris’, Vallée du Paradis IGP, France, 2021.
Un 100% Grenache gris. Arômes de fraises et de cuberdons. (12,5%)

Chez Colruyt, prix : 5,45 €

– Serras de Azeitão ‘Syrah’ Rosé, Péninsule de Setubal, Portugal, 2020.
Sa générosité et ses notes de fruits rouges nous ont charmés. Assez doux en bouche. (13%)

Chez Delhaize, prix : 5,99 €

– Ams Tram Gram (Calmel & Joseph), IGP Pays d’Oc, France, 2021,
Un vin expressif avec des notes de framboises et de petits fruits rouges des bois, belle fraîcheur, légère amertume. (12,5%)

Chez Colruyt, prix :6,29 €