ŒNOTOURISME

Un voyage en Castilla y Léon

Cet été, l’Espagne sera la destination préférée des Belges. Associé au tourisme de masse, l’Espagne offre pourtant de nombreuse autres options en termes culturels, gastronomiques ou oenotouristiques. Ces 9 et 10 juin s’est tenue à Valladolid, Castilla y Léon, la seconde édition de FINE, un salon international consacré à l’oenotourisme.

L’occasion de s’intéresser au tourisme rural, aux villages historiques et aux huit routes du vin de Castilla y Léon. Une offre touristique en opposition aux rassemblements de foule et aux températures extrêmes des plages méditerranéennes. Les 9 provinces de Castilla y Léon  comptent plus de 5.000 restaurateurs (dont 13 étoilés) prêts à vous surprendre avec leurs spécialités gastronomiques :  le cochon de lait cuit au four à bois,  les 50 variétés de champignons sauvages, la truffe noir, les végétaux braisés, le Manchego, les jambons d’appellation ( D.O. Guijuelo) … etc.. . Le point de départ de la visite des quatre principales dénominations est la capitale, Valladolid, une ville historique, d’une richesse architecturale incroyable, dynamique et très animée où l’on y cultive l’art du « tapeo », consistant à déambuler de bar en bar à la recherche  des meilleurs tapas et des meilleurs vins.

1/ Le Bierzo : à la croisées des chemins de Saint-Jacques de Compostelle.

Rivières cristallines, paradis de la truite et des pêcheurs, entre chênes et châtaigniers…. On n’est pas en Suisse mais à l’extrémité nord-ouest de Castilla y Léon, à la limite des Asturies et de la Galice entre 400 et 2.000 mètres d’altitude.  Que l’on arrive  du nord, du sud ou par le chemin des français, Ponferrada, la capitale du Bierzo, est le passage obligé des pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle. Le château des Templiers de Pontferrada mérite à lui seul le voyage. A quelques kilomètre, il ne faut pas rater la ville historique de Cacabelo. Un point de repère connu des pèlerins pour  qui  il ne reste plus que 200 km pour arriver au pied de la Cathédrale de Saint-Jacques de Compostelle. Les deux cépages emblématiques du Bierzo sont le godello qui donne des vins blancs frais et citriques et le Mencia qui donne des vins rouges fruités, structurés mais assez légers, à déguster auprès de la septantaine de caves qui vous accueilleront dans une ambiance familiale.

2/ Rueda : équilibre entre tradition et avant-gardisme.
La vedette de Rueda est sans conteste le cépage blanc Verdejo, élaboré historiquement, mais encore aujourd’hui de manière traditionnelle, dans les kilomètres de caves souterraines que l’on retrouve sous tous les villages viticoles. Deux visites de caves à recommander à Rueda pour leur réseau de caves souterraines, Bodega Yllera et Bodega Mocen. Les caves historiques côtoient les installations technologiques les plus modernes qui produisent des vins blancs vifs, citriques et d’une fraicheur salutaire pour accompagner les tapas.

3/ Ribera del Duero : La noblesse des grands vins
A ne pas manquer le musée du vin dans le majestueux château médiéval de Penafiel, l’emblème de l’appellation de Ribera del Duero. Au cœur de cet espace historique vous découvrirez les métiers de la vigne à travers un parcours didactique innovant. Au pied de la colline dominée par le château, la cave de Protos à l’architecture futuriste qui évoque une succession de vagues nous projette dans le futur. La surenchère de projets architecturaux contemporains raviront les amateurs de belles lignes. Les chasseurs d’étoiles apprécieront le restaurant de la Bodega Arzuaga Navarro qui a accroché au mur sa première étoile Michelin. Poursuivons dans l’excellence par un séjour dans les trois hôtels de prestige de la chaine Castilla Termal Hoteles (5 étoiles) qui sont tous abrités dans des édifices historiques et desservis d’eaux thermales. Une route de bien-être qui démarre à Madrid direction la D.O. Ribera del Duero pour Castilla Termal Burgo de Osma aménagé dans une ancienne université. Au terme de la seconde étape on découvre un ancien monastère cistercien du XIIéme siècle qui abrite la Castilla Termal Monasterio de Valbuena. On termine au Castillo Termal Balneario de Olmedo, dans un ancien couvent au cœur l’appellation Rueda.

4/ Toro : Ici on parle de Tinta de Toro.
Le vignoble historique de Toro épouse les courbes du fleuve Duero avec des vues imprenables du haut du mirador du « Paseo del Espolon ». Le Duero traverse l’appellation Toro d’Est en Ouest avant d’être rebaptisé Douro à la frontière portugaise. Autre particularité linguistique, ici on ne parle pas de Tempranillo, le cépage prédominant en Castilla y Léon, mais bien de Tinta de Toro, dont certaines parcelles datent d’avant la crise du phylloxéra. A ne pas manquer la Collégiale de Santa Maria la Mayor et le musée du vin Pagos del Rey à Morales de Toro.