Charles Piron
CHAMPAGNE

Il n’y aura plus de Champagne au Grand Prix de Spa-Francorchamp !

Les bonnes traditions se perdent… Liberty Media, le promoteur du championnat du monde de Formule 1, a annoncé cette semaine qu’il n’y aurait plus de champagne sur les tous les podiums des Grands Prix à compter de cette saison.

À partir de cette saison, les pilotes de Formule 1 seront privés de leur jéroboam de champagne (l’équivalent de quatre bouteilles ordinaires) sur les podiums des Grands Prix. Lors de la dernière saison, on pouvait apercevoir des bouteilles de Moët & Chandon.

Le champagne laisse ainsi sa place au vin effervescent de la marque Ferrari Trento, qui n’a aucun lien avec l’écurie du même nom. C’est avec une bouteille italienne que le vainqueur du Grand Prix de Bahreïn, dans trois semaines, célèbrera sa victoire sur le podium du circuit de Sakhir. Quand on parle des meilleurs vins mousseux italiens et du Metodo Classico, on pense non seulement au Franciacorta, mais aussi au Trento Doc, appellation en plein essor située juste au-dessus de Vérone. Et la renommée et le prestige de Trento Doc sont liés aux ambitions d’un seul homme : Giulio Ferrari. Il a étudié l’œnologie à Montpellier et est revenu avec un objectif clair : produire le meilleur Metodo Classico (avec une fermentation traditionnelle en bouteille comme en Champagne) en Italie. Il a embouteillé ses premières bouteilles en 1902, bien avant qu’il n’y ait de voitures rapides ou de Formule 1. En 1952, il s’associe à la famille Lunelli, qui dirige toujours la maison aujourd’hui. Ils ont plus que réussi leur mission : le prestige et la qualité de la maison sont plus élevés que jamais. Ces dernières années, Ferrari a déjà sponsorisé le ski, les courses de voile (Coupe de l’Amérique), le football et le tennis, mais le plus évident manquait : la Formule 1. Ceci est corrigé désormais.

C’est la fin d’une tradition aussi vieille que le championnat du monde de Formule 1, quand les producteurs de champagne avaient lancé le cérémonial au Grand Prix de France à Reims dans les années 50.