BELGIQUE

Jérôme Ferrand, le planteur que tout le monde s’arrache

Le vignoble belge grandit significativement chaque année. Pour accomplir cette mission, plusieurs sociétés proposent des services de plantation aux vignerons belges. Parmi celles-ci, le français Jérôme Ferrand prône le travail manuel et de tradition.

Jérôme Ferrand est originaire du sud de la France, mais depuis quelques années, il passe plusieurs mois par an à sillonner les vignobles belges pour planter des pieds de vigne. Cette année, le Français est passé (entre autres) par le domaine du chant d’Éole, le vignoble du château de Bousval, le domaine Vins des Cinq et le nouveau vignoble du Bois de Loë, rien que ça !

Plus rapide que la machine
Aussi surprenant que cela puisse paraitre, le travail manuel est aussi rapide que le travail mécanique. Quand Jérôme Ferrand oeuvre, c’est avec de simples outils, sans chichis. Dans cette équipe de 4 gaillards, les tâches sont parfaitement réparties. Deux tendeurs de câbles, un planteur central et un distributeur. Grâce à cette mécanique bien huilée, la cadence est redoutable : 1000 pieds plantés en heure. Évidemment, la topographie du terrain influence la rapidité. Si la parcelle est plate et que la terre est bien meuble, le rythme peut encore augmenter, pour arriver parfois à 9000 pieds à l’heure. À contrario, si le sol est parsemé de grosses pierres ou que l’inclinaison de la parcelle est importante, alors la cadence diminue.

Des lignes parfaitement droites, au câble et à l’œil
Les curieux qui découvrent le travail de plantation manuel des vignes sont toujours surpris par le traçage des lignes. En effet, tout se construit avec de simples câbles tendus, des repères précis, et une utilisation judicieuse du Théorème de Pythagore. Quand Jérôme Ferrand débarque sur une parcelle, la première étape est le traçage des lignes. Et rien de plus simple quand le système est bien rodé. Il suffit de tendre les deux premiers câbles, d’y juxtaposer perpendiculairement deux parallèles pour caler les rangs. Ensuite, il faut identifier la distance entre les rangées grâce à des petits repères fluo. Et enfin, déplacer les câbles de traçages à chaque nouvelle rangée. En théorie, c’est simple ! Mais, l’œil avisé de Jérôme est plus qu’indispensable pour accomplir cette mission dans les règles de l’art.