Marc Vanel
DIVERS

2020 sous le sceau du développement durable

La deuxième décennie du XXIe siècle s’achève dans quelques jours. Dans le domaine du vin, elle aura été marquée, surtout durant ces cinq dernières années, par la problématique du changement climatique qui rebat véritablement les cartes de la viticulture mondiale.

Gel, grêle, canicule, orages violents… autant de circonstances qui impactent la vigne désormais au quotidien et qui ont pour conséquences des pertes
et dégâts, une avancée de la date de vendanges, l’introduction de variétés résistantes ou le retour d’anciens cépages, un changement des modes de culture, la limitation maximale des intrants, etc. On n’est plus dans la viticulture raisonnée de nos parents, mais dans de nouveaux modes de pensée qui devraient largement se développer dans les dix prochaines années.

Il suffit de regarder en France pour s’en convaincre : la Champagne veut réduire son empreinte carbone de 25% d’ici 2025 et tendre à une viticulture 100% écologique ; Bordeaux introduit des cépages « à des fins environnementales » non encore inscrits dans les cahiers des charges des appellations ; les vignerons de Faugères ont convaincu les autorités locales à mettre en œuvre une série de mesures agroenvironnementales, ou encore, les 27 appellations d’Anjou-Saumur qui mettent fin au désherbage chimique total, les exemples ne manquent pas.

Si le bio ne représente encore qu’une dizaine de pourcents de la production européenne, il ne fait pas l’ombre d’un doute que l’avenir est de ce côté-là. Même s’il reste à trouver une formule permettant aux vignerons de sauver leur récolte bio en cas de coup dur.

Enfin, d’autres mesures doivent continuer à être prises : biodiversité dans le vignoble, recyclage des eaux, récupération et transformation du dioxyde de carbone, réduction du poids des bouteilles, transport multimodal, etc.

Nous ne manquons pas de vous parler régulièrement de ces bonnes pratiques. Dans le même esprit, en Belgique, où de plus en plus de vignerons se mettent au bio, le principal importateur de vins non français, Gustoworld, compense désormais l’empreinte carbone de toutes ses bouteilles, de la prise en charge au vignoble jusqu’aux surfaces de vente.

Nul doute que les années 2020 (vin-vin ?), seront passionnantes. Meilleurs vœux !