Hervé Henrotte
DIVERS

900 bouteilles de Cognac et de Bénédictine retrouvées en mer Baltique

Ce ne sont pas moins de 600 bouteilles de Cognac et 300 de Bénédictine qui ont été remontées de l’épave d’un navire coulé en mer Baltique par la marine allemande pendant la Première Guerre mondiale.

Le Cognac, produit par la maison De Haartman aujourd’hui disparue et la Bénédictine sont en cours d’analyse dans un laboratoire pour déterminer s’ils sont propres à la consommation. “La mer Baltique offre des conditions favorables à la conservation de ces boissons” parce qu’elle est “sombre et très froide”, a indiqué Peter Lindberg, responsable de l’expédition.

A l’œil nu, l’état de préservation du trésor semble encourageant, aucune trace de fuite n’ayant été détectée. Des bulles d’air se promènent entre le bouchon et la liqueur et beaucoup des bouteilles de Cognac étaient scellées à l’étain. Malgré un siècle passé dans les eaux, certaines arborent encore leur authentique sceau de cire. “La valeur de ces bouteilles reste à déterminer parce que la marque de cognac n’existe plus”, explique Peter Lindberg qui espère pouvoir vendre le lot à bon prix lors d’enchères internationales.

Un projet de recherche et de sauvetage lancé il y a 20 ans

Les bouteilles sorties des eaux de la Baltique en ce début de novembre par des chasseurs de trésors scandinaves étaient destinées à Nicolas II, le dernier des empereurs russes.

En mai 1917, le Kyros, un navire suédois, quitte la France en direction de la capitale impériale russe Petrograd (l’actuelle Saint-Pétersbourg) via la Finlande, avec à son bord ces fameux breuvages. Le choix de ce bateau s’explique par la neutralité de cet État scandinave dans un contexte de la Première Guerre mondiale. Près des îles d’Åland, le Kyros est intercepté et contrôlé par un sous-marin allemand. Une partie de la cargaison étant considérée comme de la contrebande par les Allemands, le bateau est coulé. La marchandise rejoint donc les fonds marins.