Communiqué
SPIRITS

Atomik, la vodka de Tchernobyl

Des chercheurs britanniques et ukrainiens ont mis au point une vodka sans radioactivité avec de l'eau et des céréales provenant de la région de Tchernobyl, où s’est déroulée en 1986 la plus grave catastrophe nucléaire du XXe siècle.

Une équipe anglaise a travaillé pendant trois ans avec des collègues ukrainiens pour produire cette boisson, baptisée Atomik, dont il n’existe actuellement qu’une seule bouteille. « C’est la bouteille d’alcool la plus importante au monde parce qu’elle pourrait aider les communautés vivant dans et autour des zones sinistrées à reprendre pied », explique le professeur Jim Smith sur le site web de l’Université de Portsmouth.

Après l’accident, une zone d’exclusion de 30 kilomètres a été établie autour de la centrale. L’exploitation agricole est toujours interdite dans cette zone et les environs, sauf pour des cultures à très petite échelle. Les scientifiques estiment toutefois que la zone de Tchernobyl sera encore radioactive pendant plus de 20.000 ans.

L’équipe de chercheurs avait trouvé de la radioactivité dans les céréales récoltées pour préparer cette vodka, mais après le processus de distillation, la seule radioactivité encore présente était du carbone 14 « au même niveau que dans tout autre alcool fort », soulignent les chercheurs. Les tests ont été effectués par deux laboratoires britanniques ainsi que par un institut ukrainien et un laboratoire indépendant de vin et d’alcool.

Une entreprise devrait à présent être créée pour produire cette vodka à plus grande échelle, les trois quarts des bénéfices des ventes étant destinés à la population locale.

Plus de détails sur le site de l’Université de Portsmouth: ICI.