Marc Vanel
OCEANIE

Projet VinAdapt : 5 ans pour étudier l’impact du changement climatique

Un programme de 5 ans pour étudier le changement climatique dans la viticulture vient d'être initié par la France et la Nouvelle-Zélande, c'est le second partenariat de ce type entre les deux pays.

L’annonce a été discrètement faite sur le site de l’Ambassade de France à Wellington en Nouvelle-Zélande le 17 février dernier:  France et  Nouvelle-Zélande ont lancé le 1er janvier dernier un programme ambitieux de cinq ans qui sera mené par des scientifiques de l’Université de Canterbury et du CNRS français. Cette étude développera des scénarios pour l’adaptation des écosystèmes, et notamment de la viticulture, aux changements climatiques.

Ce partenariat formel est le deuxième « laboratoire sans murs » initié entre la France et la Nouvelle-Zélande. Il permet la mise en commun de ressources humaines et matérielles et constitue la reconnaissance officielle d’une collaboration scientifique durable et d’excellence.

Le titre complet du projet est « Scénarios à haute résolution pour l’adaptation des agrosystèmes au changement climatique : application à la viticulture ». Ce projet international implique des géographes, des climatologues, des agronomes et des professionnels du vin pour élaborer des scénarios d’adaptation au changement climatique à l’échelle du vignoble.

Les possibilités d’adaptation au changement climatique à moyen et long terme seront évaluées en combinant des simulations à grande échelle du climat futur avec des modèles de croissance de la vigne et des pratiques de culture des viticulteurs. Cette méthodologie développée spécifiquement pour la viticulture, et basée sur la mesure agro-climatique et la modélisation, sera applicable à d’autres agrosystèmes. Les scénarios seront construits et appliqués dans les régions viticoles françaises et néo-zélandaises.

Le projet, appelé VinAdapt, implique 4 partenaires néo-zélandais et 3 partenaires français. Peyman Zawar-Reza est le chercheur principal en Nouvelle-Zélande, il dirige actuellement le département de géographie de l’Université de Canterbury ainsi que le centre d’étude et de recherche sur l’Antartique « Gateway Antarctica ».

En France, le relais est assuré par Hervé Quénol, géographe-climatologue et chercheur principal au Centre National de Recherche Scientifique (CNRS). De 2016 à 2019, il a été chercheur invité à l’Université de Canterbury. Ses recherches portent sur les interactions entre le climat et les activités anthropiques, et plus particulièrement dans le secteur de la viticulture. Il dirige également le projet européen Environnement-LIFE intitulé « ADapatation of VIticulture to CLIMatechange (détails : ICI)

Source de l’info : Ambassade de France à Wellington