Marc Vanel
LANGUEDOC

Cépages résistants : le déclic français

Relayée par mon-viti.com, l’annonce est quasiment historique : les membres de l’IGP Terres du Midi souhaitent intégrer les cépages résistants dans le cahier de charges de l’appellation... sans limites.

Très connus en Belgique, les cépages résistants permettent une viticulture plus propre nécessitant moins de traitements. Des domaines tels que le Chenoy, le Château de Bioul ou Vin  de Liège sont clairement leaders en Wallonie.

Depuis 2018, les AOC Bordeaux, Bordeaux Supérieur et Crémant de Bordeaux demandent à introduire des cépages résistants au changement climatique. Mais l’encépagement prévu dans ce cadre serait limité à 5% de l’exploitation et ne pourrait dépasser les 10% dans l’assemblage afin de ne pas impacter la typicité du vin.

Une nouvelle étape pourrait venir du Sud de la France. Cette semaine, les membres de l’IGP Terres du Midi ont en effet décidé d’adopter les mêmes cépages que ceux déposés depuis plusieurs années par l’IGP Pays d’Oc à l’INAO, à savoir: Cabernet cortis en rouge et rosé, Souvignier gris pour les vins rosés et Muscaris, Soreli et Cabernet blanc pour les blancs. Des primes sont même prévues pour les vignerons qui planteraient ces variétés que l’on continue à qualifier de nouvelles alors que certaines ont été créées dans les années 1970,

Si l’INAO valide cette demande de modification du cahier des charges, la part de cépages résistants dans les assemblages ne serait pas limitée. Et pourrait donc dépasser le traditionnel pourcentage 85/15. Le nom des cépages ne pourra toutefois pas être repris sur l’étiquette, mais gageons que cette interdiction ne durera pas.