Marc Vanel
DIVERS
Diabète de type 2 : boire du vin peut être bénéfique
Une étude récente indique qu’un diabétique de type 2 abstinent pourrait obtenir une amélioration de sa santé s’il commençait à boire modérément… !

Voilà donc une étude originale. Car si souvent les chercheurs démontrent les bienfaits pour la santé d’une consommation modérée d’alcool, la plupart d’entre eux hésitent à recommander à ceux qui ne boivent pas de commencer à le faire. Le fait que le vin ait, selon certains, un effet bénéfique sur la santé ne signifie en effet pas que les non-buveurs devraient subitement commencer à savourer leur ballon de rouge pour se sentir mieux.

Cette étude a été réalisée par la Ben-Gurion University of the Negev en Israël dans le cadre de l’enquête CASCADE (CArdiovaSCulAr Diabetes and Ethanol) auprès de 224 participants qui ne buvaient pas d’alcool et qui ont donc dû suivre un régime de type méditerranéen en buvant chaque jour soit de l’eau, soit du vin.

Cette équipe israélienne avait déjà publié d’autres documents sur certains aspects spécifiques de cet essai, mais le nouveau rapport complète les principaux résultats. Les auteurs suggèrent que le passage de l’abstinence à une consommation modérée d’alcool chez les personnes atteintes de diabète de type 2 bien contrôlées est apparemment sans danger.

Ils soulignent en outre deux sous-études  : la première a révélé que le vin ralentissait la progression de l’athérosclérose (sclérose artérielle) chez les diabétiques. La seconde s’est quant à elle concentrée sur la variabilité de la fréquence cardiaque (VFC ou HRC en anglais), soit la variation de l’intervalle de temps entre les battements cardiaques. Une VFC faible est courante chez les diabétiques de type 2 et constitue un facteur prédictif des maladies cardiovasculaires et de la mortalité globale.)

Pour déterminer si une consommation modérée de vin régulière a ou non un effet sur la VFC chez les diabétiques de type 2, les chercheurs ont sélectionné 45 des participants dont la moitié étaient assignés à boire du vin rouge et les autres à boire de l’eau et ont mesuré leur électrocardiogramme pendant 24 heures au début et à la fin de l’enquête. Aucun changement significatif n’est apparu, ni positif ni négatif. Ce qui suggère que le vin est une option saine.

L’étude a également révélé des différences entre les hommes et les femmes: les femmes qui buvaient du vin rouge présentaient une augmentation significative du taux de HDL (appelé «bon cholestérol») par rapport à celles qui buvaient du vin blanc ou de l’eau. De telles différences n’ont pas été relevées chez les hommes.

Même si aucune étude sur le vin et la santé – qu’elle apporte de bonnes ou de mauvaises nouvelles – ne remplace évidemment pas les conseils médicaux d’un professionnel qui doit forcément être consulté avant tout changement dans le style de vie, cela va de soi.