Communiqué
BORDEAUX
Grêle en Gironde: le bilan s’alourdit
Ce mardi, la filière Vin de Bordeaux s'est réunie pour tirer le bilan des dégâts entraînés par les chutes de grêle.

« Des orages de grêle d’une intensité exceptionnelle ont durement frappé le vignoble girondin le 21 et, encore plus brutalement, le 26 mai dernier », constate la Fédération des Grands vins de Bordeaux.

« Nous tenons avant tout, en tant que représentants de la viticulture bordelaise, à exprimer notre solidarité à l’ensemble des viticulteurs et viticultrices victimes de cet aléa climatique de grande ampleur. Les surfaces grêlées atteignent près de 7100 ha dont près de 3400 ha le sont à plus de 80%, compromettant la récolte 2018 et, pour certains, la récolte 2019 lorsque les bois sont très atteints.

Les secteurs touchés sont, par ordre d’importance des dégâts :

  • • Secteur du Blayais/Bourgeais: 5500 ha, dont 3000 touchés à plus de 80% ;
  • • Secteur du Médoc: 1200 ha dont 400 à plus de 80% ;
  • • Secteur de l’Entre deux Mers (est): 400 ha ;

L’épisode est d’autant plus dramatique que bon nombre de viticulteurs touchés avaient déjà subi les conséquences du gel de printemps fin avril 2017, gel qui avait détruit leur récolte partiellement ou totalement.

A l’issue de la visite de terrain organisée ce mardi 29 mai, une série de mesures vont être mises en œuvre par les organisations professionnelles sous l’égide de l’Etat, ces mesures seront précisées à l’issue d’une prochaine réunion.

Nous demanderons notamment à cette occasion :

  • • la mise en place du dispositif de chômage partiel pour les exploitations concernées,
    • l’activation d’un dispositif d’assistance par la MSA avec la possibilité d’échelonner les cotisations sociales ;
    • la mise en place de convention de mise à disposition (baux précaires) ;
    • la garantie par l’Etat de prêts de consolidation bancaire

Enfin, nous savons que nous pourrons compter sur les collectivités territoriales, et en particulier le Conseil Régional Nouvelle Aquitaine, pour la mise en place de mesure d’accompagnement des viticulteurs les plus touchés.

Au-delà des mesures, la multiplication de ces aléas majeurs – il s’agit du troisième en 6 ans – est la marque du changement climatique. Elle pose clairement la question de la pérennité de notre activité. Les outils pour permettre d’y faire face existent (VCI) ou sont sur la table dans le cadre de la réforme de la fiscalité agricole (réserve de gestion des risques). Ces outils ne coûtent rien à la collectivité. Nous demandons à l’Etat et au législateur de nous aider à les améliorer lorsqu’ils existent et à valider nos propositions. Il y a urgence ! »